Pourquoi s’intéresser au point-G ?

 –

 #1 Parce que c’est toujours intéressant de découvrir de nouvelles choses sur soi et de nouvelles capacités de son corps

Le point-G, appelé également “prostate féminine”, a été découvert en 1672 par l’anatomiste néerlandais Regnier De Graaf. Malgré cela, il ne figure toujours pas dans la grande majorité des manuels de médecine. Ce déni du corps médical contribue à maintenir l’aura de mystère, voire de mythe, qui entoure cette zone – dont l’existence a pourtant été confirmée par le slovaque Milan Zaviacic, fort de près de vingt années d’études approfondies sur le sujet entre 1982 et 1999.

#2 Parce que c’est l’une des zones les plus sensibles du vagin

Le point-G n’est pas un bouton magique pour déclencher des orgasmes sur commande, ni une zone floue et imprécise. Selon l’acception de Deborah Sundahl, experte sexuelle américaine : “ le point-G n’est pas à proprement parler un point sur la paroi du vagin. C’est un organe que l’on peut sentir et stimuler à travers la paroi vaginale” ( Deborah Sundahl, Tout savoir sur le point-G et l’éjaculation féminine, Clamecy, Tabou, 2007, p. 59).

#3 Parce que ça peut vous faire ressentir des sensations inédites et très intenses

Les orgasmes provoqués par la stimulation du point-G sont généralement plus longs que les orgasmes clitoridiens. Ils peuvent également se multiplier… presqu’à l’infini ! Ceci ne voulant pas dire qu’ils sont mieux que les autres, mais qu’ils sont intéressants à essayer car très profonds, très intenses, ils libèrent bien souvent des émotions enfouies profondément.

#4 Parce que le point-G est une zone reliée aux émotions, qu’il peut conserver des traces d’émotions négatives et entraîner des blocages et des douleurs si elles ne son pas libérées régulièrement

Le point-G est traversé par l’urètre et le nerf pelvien (à l’origine des orgasmes vaginaux), qui sont tous les deux reliés aux émotions. En cas de blocages, de traumas ou de contractions extrêmes, il est nécessaire de masser cette zone soi-même, avec son ou sa partenaire, voire avec un/e ostéopathe spécialisé/e si le blocage est vraiment intense. Ne soyez pas surprise si vous fondez en larme après un orgasme du point-G, c’est que vous aurez libéré toutes les émotions contenues dans cet organe.

#5 Parce qu’ils vous font faire votre musculation interne

L’orgasme du point-G fait travailler tout le plancher pelvien. C’est un cercle vertueux : pour obtenir des orgasmes vaginaux, il faut un plancher pelvien (les muscles pubo-coxygiens) tonique, capable de se contracter puissamment, pendant longtemps, mais aussi de se relâcher et de se détendre complètement. Bien peu de femmes s’occupent de cette zone de leur corps, en dehors de celles qui ont accouché et qui font leurs exercices post-partum. Pourtant, un périnée musclé et régulièrement exercé procure de meilleurs orgasmes et évite les blocages et les douleurs aux hanches, au bassin ou dans le vagin. Mais également les fuites urinaires et les risques de descente d’organes.
La bonne nouvelle est que stimuler son point-G et avoir des orgasmes procure une contraction des muscles lisses du vagin et donc les rend plus musclés !

#6 Parce que le point-G est une prostate qui, comme celle des hommes, produit un liquide (éjaculat dont la composition chimique est la même que le sperme mais sans spermatozoïdes) et qu’il est amusant d’éjaculer ! Et que cela protège des infections vaginales et urinaires

Le docteur Zaviacic a indiqué dans ses recherches que l’éjaculat était un agent protecteur pour l’urètre contre les effets agressifs de l’urine. A contrario l’inhibition de l’éjaculation chez les femmes (lorsque le liquide remonte dans la vessie selon le processus appelé éjaculation rétrograde) est favorable au développement d’infections. Aussi est-il frappant de constater que plus de la moitié des visites chez le gynécologue sont à attribuer à des maladies de type infections vaginales dans un contexte social où l’éjaculation des femmes est dévalorisée, voire méconnue.

Et pour finir, une petite vidéo amusante sur le point-G

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *